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Le conseiller de Beacon Hill-Cyrville, Tim Tierney
Le conseiller de Beacon Hill-Cyrville, Tim Tierney

Fuite médiatique à Ottawa: le conseiller Tierney admet son erreur

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
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Le conseiller de Beacon Hill-Cyrville, Tim Tierney, a présenté ses excuses à ses collègues après avoir envoyé par erreur un document confidentiel à un journaliste du Ottawa Citizen.

C’est avec une larme à l’œil que M. Tierney s’est adressé au conseil municipal mercredi pour avouer être celui qui a envoyé la note interne confidentielle sur la poursuite déposée par la Ville contre ses assureurs dans le dossier de l’effondrement de la rue Rideau.

«Pour ce geste inapproprié, je suis sincèrement désolé, a lancé Tim Tierney durant la réunion du conseil municipal. J’accepte l’entière responsabilité, mais je veux aussi que mes collègues sachent qu’il s’agit d’un acte de négligence de ma part, pas d’un bris intentionnel de mes obligations en matière de confidentialité.»

Après que le conseil ait demandé au commissaire à l’intégrité d’enquêter sur l’origine de cette fuite médiatique, l’élu de Beacon Hill-Cyrville dit avoir constaté avoir inclus par erreur la note de service confidentielle dans une série de documents envoyés au journaliste du Citizen à propos d’un enjeu public non relié.

M. Tierney s’est engagé à être «beaucoup plus prudent» au moment de partager des documents publics à l’avenir.

Aucune sanction

En réaction à l’aveu de son collègue, le conseiller de West Carleton-March, Eli El-Chantiry, a déposé une motion pour demander à ce que le commissaire à l’intégrité cesse l’enquête demandée par le conseil deux semaines plus tôt.

Rappelons que M. El-Chantiry est à l’origine de cette demande d’enquête et que Tim Tierney a voté en faveur de cette proposition.

Le maire, Jim Watson, indique pour sa part avoir été informé lundi de l’aveu de M. Tierney. Il croit qu’il fallait mettre fin à l’enquête du commissaire à l’intégrité pour éviter d’utiliser inutilement les ressources du bureau du commissaire et de la police d’Ottawa.

«L’objectif de la résolution adoptée il y a deux semaines était d’envoyer un signal clair: nous avons la responsabilité de respecter le Code de conduite des élus, soutient M. Watson. Il a présenté ses excuses. Pour moi, c’est la fin de cette histoire.»

Jim Watson a également noté que le conseil municipal ne peut décider de son propre chef d’imposer des sanctions à un de ses membres. Ça ne peut survenir qu’après avoir reçu une recommandation du commissaire à l’intégrité.

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