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Le président de l'AFO, Carol Jolin
Le président de l'AFO, Carol Jolin

Les OBNL franco-ontariens en bonne posture malgré la pandémie

Jean-François Dugas
Jean-François Dugas
Le Droit
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Malgré des défis toujours existants, les organismes à but non lucratif (OBNL) franco-ontariens sont en meilleure posture aujourd’hui que leurs homologues ontariens, plus d’un an après le début de la pandémie.

C’est ce que révèle le plus récent rapport d’un deuxième sondage mené conjointement au printemps par l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et l’Ontario NonProfit Network.

D’ailleurs, les données tirées des sondages ont joué un rôle important dans la mise en œuvre de programmes d’aide ciblés aux OBNL franco-ontariens par les deux paliers de gouvernements, indique l’AFO.

«Les premières sommes que nous avons sécurisées du gouvernement provincial et fédéral a permis aux organisations de se rendre aux Fêtes», souligne le président de l’AFO, Carol Jolin.

À ce jour, le gouvernement Ford a investi 4 millions $ en fonds d’aide tandis que le gouvernement Trudeau a versé une somme de 1,5 M$.

«Nous avons réussi à débloquer des fonds d’urgence. Le fait aussi que les sommes du Programme d’aide à la francophonie ontarienne, normalement allouées à des projets, ont été accordées à la COVID-19 cette année a fait toute une différence. Cela a donné un solide coup de main aux organisations», affirme M. Jolin.

Outre le lobbying pour obtenir des fonds d’urgence, l’AFO a joué un rôle actif pour informer les OBNL de la présence de sommes pour leur venir en aide. À titre de comparaison, le programme d’appui phare du gouvernement de l’Ontario pour les petits employeurs, la Subvention ontarienne pour le soutien aux petites entreprises, n’a été utilisé que par un OBNL sur 20. Le hic est que les communications gouvernementales sur ce programme n’ont pas mentionné que les OBNL étaient tout aussi admissibles aux fonds que les entreprises. Les OBNL anglophones n’avaient pas un soutien d’un organisme telle l’AFO non plus.


« On a eu beaucoup eu de feedback des organismes qui disaient à quel point on les avait aidés à se maintenir à flot et à ne pas se retrouver dans le rouge. »
Carol Jolin

Encore des défis

Malgré ces succès, certains OBNL franco-ontariens souffrent encore en raison de la pandémie.

«Ce qu’on évalue, c’est qu’il y a entre 10% à 20% des organisations qui sont encore dans une situation fragile et qui risquent de fermer», dévoile M. Jolin.

Au moment du sondage, il restait 2 M$ à distribuer aux organisations en détresse . Le président de l’AFO espère que ces sommes permettront d’éviter la fermeture des OBNL franco-ontariens en péril.

«Nous allons certes aider les organisations en difficulté pour leur permettre de passer au travers la pandémie», a-t-il avancé.

L’AFO a eu le mandat de distribuer les fonds par les deux gouvernements dès le début, a-t-il précisé.

L’exode de bénévoles s’avère un autre défi pour les OBNL.

«C’est certain que ça va prendre un peu de temps. Tout le bénévolat qui se fait chez les organismes communautaires en a pris un sérieux coup avec la pandémie. Souvent, il s’agit des gens à la retraite ou à la semi-retraite qui y oeuvrait et donc ils étaient les personnes les plus à risque pendant la pandémie», note M. Jolin.

La relance

Ce dernier espère que le déconfinement actuel permettra aux organismes de participer activement à la relance de leurs activités.

«Évidemment, nous voulons que les organismes francophones, non seulement survivent, mais soient prêts à participer à cette relance, dit-il. On va garder cela à l’oeil».