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Derek Roy (#9) dans l'uniforme des Sabres de Buffalo en 2012 qui célèbre après avoir marqué le but gagnant en prolongation contre les Maple Leafs de Toronto. 
Derek Roy (#9) dans l'uniforme des Sabres de Buffalo en 2012 qui célèbre après avoir marqué le but gagnant en prolongation contre les Maple Leafs de Toronto. 

Derek Roy confirme qu’il prend sa retraite

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Derek Roy a confirmé mercredi ce qu’il avait évoqué lors d’une récente entrevue avec Le Droit: il est temps pour lui d’accrocher ses patins.

Le petit centre de 5’ 9’’, un ancien des Cobras de l’Est de l’Ontario, aura connu une carrière de 18 ans chez les professionnels, la majorité dans la LNH avec les Sabres de Buffalo, dont il a été un choix de deuxième ronde en 2001, puis avec Dallas, Vancouver, St. Louis, Nashville et Edmonton. Il a terminé celle-ci en Europe, successivement avec Berne (Suisse), Omsk et Chelyabinsk (KHL), Linkoping HC (Suède) ainsi que Munich (DEL en Allemagne) pour en arriver à cette décision, à l’âge de 38 ans.

«Après avoir pris du temps pour y penser, j’ai pris la décision de prendre ma retraite du hockey professionnel. J’aimerais d’abord remercier mes parents pour les sacrifices qu’ils ont fait pour me donner la chance de jouer du hockey mineur de niveau compétitif AAA. Ils n’étaient pas riches, mais leur dévouement, leur travail acharné et leur amour ont été une inspiration pour moi tout au long de ma carrière de hockeyeur. Ils m’ont donné la motivation pour aller au bout de ma passion pour le hockey, a-t-il écrit sur son compte Instagram. Merci aussi à mes frères, RJ et Scott, qui m’ont permis de développer mes habiletés durant nos nombreuses batailles dans le sous-sol de la résidence familiale, dans l’entrée et sur les patinoires extérieures, ce qui a fait de moi le joueur que je suis devenu. Merci! Jeune, je rêvais de jouer dans la LNH et j’aimerais remercier les Sabres de Buffalo d’avoir pris une chance avec un jeune de 5’ 9’’ de Clarence-Rockland, en Ontario.»

En 11 saisons dans le circuit Bettman, Roy a récolté 189 buts et 335 passes pour 524 points en 738 parties. Il a fait partie de l’équipe olympique canadienne qui a remporté la médaille de bronze en 2018 et il a aussi remporté deux médailles d’argent du Championnat mondial avec le Canada, en plus d’une coupe Spengler. Chez les juniors, il avait aussi gagné une coupe Memorial à Québec avec les Rangers de Kitchener, et il a remercié les dirigeants de ces derniers dans son message d’adieu, en particulier leur entraîneur-chef Peter DeBoer, maintenant avec les Golden Knights de Vegas.

Après la saison du lock-out de 2004-2005, qu’il a passée dans la Ligue américaine avec les Americans de Rochester (club-école des Sabres), il a gradué pour de bon avec des Sabres qui ont atteint deux finales de l’Est consécutives.

«On a vécu des moments spéciaux ensemble avec ces deux finales d’associations consécutives. Derek était jeune quand il est arrivé avec les Sabres et déjà. il avait un gros mot à dire dans les succès de notre équipe, même s’il n’avait pas autant la chance de jouer qu’il l’aurait aimé. Il avait trouvé un rôle où il était très efficace, derrière Chris Drury et moi au centre, s’est rappelé le Gatinois Daniel Brière mercredi. Quand on est partis, Chris et moi, il est devenu un des leaders de l’équipe avec les (Jason) Pomminville, (Thomas) Vanek et Ryan Miller.»

Même s’ils sont tous deux originaires de la région de la capitale, Brière n’a pas eu besoin de prendre Roy sous son aile alors que dès son arrivée dans la grande ligue, il était un joueur très confiant en ses moyens.

«C’était un gars qui était bien aimé dans la chambre. Il était différent un peu, il aimait avoir du plaisir et il avait un certain flair en embarquant sur la glace pour les matches ou les pratiques. Il y avait un peu de couleur dans son personnage. C’était drôle à voir, comme recrue, la plupart du temps, ils se la ferment et ne disent pas grand-chose. Pas ‘Roysy’, qui avait plusieurs surnoms, dont ‘The Don’, parce qu’il avait son entourage d’amis autour de lui, un peu comme un patron de la mafia», se souvient l’ancien gardien des Sabres Martin Biron.

«J’aurais aimé avoir la même assurance, le même genre de swagger, à mes débuts dans la ligue que Derek avait comme recrue», ajoute Brière.