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Éric Kibi a accepté dans les derniers jours un nouveau contrat avec l’équipe de son patelin dans la Ligue canadienne élite de basketball.
Éric Kibi a accepté dans les derniers jours un nouveau contrat avec l’équipe de son patelin dans la Ligue canadienne élite de basketball.

Kibi retrouve l’équipe de son patelin

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Éric Kibi ne devait pas initialement revenir au bercail.

L’ailier franco-ontarien d’Ottawa avait conclu un pacte pour jouer dans la Ligue de basketball africaine ce printemps. Un tournoi commandité par la NBA dans laquelle 12 équipes s’affrontaient pour un minimum de cinq parties.

L’AS Salé, une formation marocaine, l’avait recruté.

«Je devais me rendre là-bas entre le 16 et 30 mai. Mais j’ai eu quelques problèmes administratifs avec mon passeport congolais», explique Kibi au bout du fil.

Ce contretemps a ouvert la porte à un retour chez les BlackJacks pour un deuxième été de suite.

L’athlète âgé de 30 ans a accepté dans les derniers jours un nouveau contrat avec l’équipe de son patelin dans la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL). Il avait été membre de l’édition inaugurale qui avait atteint le carré d’as en 2020.

Kibi sera un des deux seuls joueurs ayant survécu à la vague de changements qui a déferlé sur la franchise depuis l’automne dernier. Le directeur général Dave Smart et l’entraîneur-chef Osvaldo Jeanty ont quitté leurs fonctions.

Plusieurs joueurs qui avaient été recrutés par les deux hommes ont décidé de passer leur été 2021 ailleurs qu’à Ottawa.

Johnny Berhanemeskel est l’unique vedette qui a été retenue par la nouvelle administration menée par le dg Jevohn Shepherd et le coach Charles Dubé-Brais.

«Ça sera une équipe différente», reconnaît Kibi, qui avait récolté en moyenne 6,3 points par match la saison dernière.

«Dave avait sa vision, Jevohn a la sienne. Il a voulu amener ses propres gars. C’est normal. Ça me plaisait de voir qu’on me respecte assez pour m’offrir un contrat. Je ne sais pas ce qui s’est passé pour les autres gars. Je suis juste content de revenir à la maison. Je n’avais rien d’autre à faire cet été.»

Shepherd a visionné les matches que Kibi a disputés dans les derniers mois chez les Royals de La Haye en première division aux Pays-Bas.

Le principal intéressé a marqué en moyenne 12,7 points par match en plus de récolter 10,3 rebonds par partie. Il avait notamment amassé 18 rebonds lors d’une joute des Royals le 20 mars contre Amsterdam.


« C’était peut-être ma meilleure saison. »
Éric Kibi

«J’ai été le meneur de la ligue au chapitre des rebonds. J’ai eu du plaisir. Nous étions une équipe d’expansion. Nous étions à deux victoires de participer aux séries éliminatoires.»

Kibi est resté en sol hollandais un mois de plus après la fin de la saison. Il s’y trouvait toujours lundi.

«Avec les gymnases qui sont fermés à la maison, c’était mieux pour moi de rester ici. Ça me permettait de continuer à m’entraîner.»

Le grand départ vers Ottawa est prévu mardi. Ensuite, ce sera la quarantaine obligatoire de deux semaines avant de retrouver les BlackJacks dont le camp d’entraînement commencera à la mi-juin.

Éric Kibi arrivera pleinement vacciné contre la COVID-19. Il a déjà reçu ses deux doses.

«Heureusement, je n’ai rien attrapé durant la saison. Plusieurs de mes coéquipiers ont contracté la COVID-19. Même lors du dernier match que nous avons disputé, quatre joueurs de l’autre équipe l’avaient.»

Chez les BlackJacks, Kibi retrouvera quand même quelques visages familiers. Son parcours a déjà croisé celui de Junior Cadougan, Ryan Wright, Kyle Johnson et Joel Friesen, quatre nouveaux-venus.

«Nous avons sensiblement le même âge. Le monde du basket au Canada est quand même petit. Tout le monde se connaît», dit-il.

«Nous aurons une bonne équipe. Nous avons trois joueurs qui ont déjà fait partie de l’équipe nationale canadienne tandis que Kyle a joué aux Jeux olympiques pour l’Angleterre en 2012.»

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UNE AUTRE SAISON SANS SPECTATEURS

À moins d’un revirement, les BlackJacks joueront à nouveau devant des gradins vides.

Le gouvernement ontarien a déjà laissé entendre dans les derniers jours que le retour des spectateurs à des événements sportifs devra attendre à septembre. Le hic? La deuxième saison de la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL) sera déjà terminée depuis quelques semaines.

Ottawa doit disputer son premier match le 24 juin. Si tout va bien, le club soulèvera le gros trophée remis aux champions à la mi-août.

«Nous nous sommes toujours préparés en vue de divers scénarios, que ce soit jouer devant des amateurs ou non, ou devant un nombre limité de personnes», rappelle le président des BlackJacks, Michael Cvitkovic.

«Nous reconnaissons que la santé publique a décidé que les partisans ne seront pas permis. Nous avons toujours dit que nous allons respecter ce que la science nous dicte. Mais nous serons prêts si jamais nous recevons la permission de jouer devant des spectateurs.»

Le camp d’entraînement de son équipe doit commencer le 16 juin. La veille, ce sera place aux tests médicaux et à la traditionnelle journée des médias.

Les BlackJacks s’entraîneront à l’aréna de la Place TD. Même chose pour leurs sept parties locales d’un calendrier de 14 matches en 2021.

À sa saison inaugurale, Ottawa avait joué dans un environnement bulle dans la région de Niagara.

«Pour l’instant, notre premier match prévu le 24 juin sera surtout présenté comme un rendez-vous télévisuel», souligne Cvitkovic.

Car la CEBL possède une entente avec CBC pour diffuser ses matches. Autant à la télé conventionnelle que sur sa plateforme numérique.