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Le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, Eugene Melnyk
Le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, Eugene Melnyk

Melnyk évoque l'idée de déménager les Sénateurs à Gatineau

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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En raison de ses relations tendues avec la Ville d’Ottawa, le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa Eugene Melnyk se dit ouvert à la possibilité de déménager son équipe à Gatineau s’il est possible d’y construire un nouvel amphithéâtre pour l’accueillir.

En entrevue avec le podcast de Bob McCown, un ancien animateur de radio torontois, Melnyk a dit avoir fait une croix sur la possibilité qu’un nouvel aréna soit bâti au milieu des Plaines LeBreton et il serait «à 75-85%» favorable à utiliser 70 acres de terrain qu’il possède autour du Centre Canadian Tire pour demeurer à Kanata.

«Pour ce qui est des Plaines LeBreton, nous ne sommes plus là, nous ne sommes plus impliqués. C’était un mauvais rêve qui s’est terminé en cour. Nous avions un partenaire horrible. Je ne connaissais pas cette personne et l’ancienne direction s’est associée à lui, ce qui était sorti de nulle part alors que j’étais littéralement dans mon lit d’hôpital après ma greffe du foie», a lancé Melnyk alors qu’il soulignait le sixième anniversaire de cette transplantation lui ayant sauvé la vie.

Poursuite

Le partenaire en question, John Ruddy, de Trinity Investments, fait l’objet d’une poursuite au civil de 700 millions $ de Melnyk, alors qu’une contre-poursuite de un milliard $ a également été déposée contre ce dernier. Le processus devant les tribunaux poursuit son chemin dans les deux cas.

L’ancien président des Sénateurs Cyril Leeder est le dirigeant visé par le commentaire de Melnyk, lui qui avait organisé la campagne publique pour trouver un donneur pour sa greffe du foie. «Quel idiot – et je parle de moi ici – garde en place les gestionnaires qui ont mené l’équipe à la faillite?», a ajouté le propriétaire qui a acheté le CCT et les Sénateurs en 2003 dans le processus de faillite du propriétaire précédent, Rod Bryden.

Dans environ «cinq à sept ans»

Melnyk estime que son club aura besoin d’un nouveau domicile dans environ «cinq à sept ans», alors que le Centre Canadian Tire a été construit il y a 26 ans. Il a révélé avoir eu des discussions pas plus tard qu’en fin de semaine dernière avec un promoteur intéressé à développer le site avec des hôtels et édifices à logements de haute game. Mais il est aussi à couteaux tirés avec le maire Jim Watson, qu’il a critiqué pour l’annonce de mardi d’une subvention de 2,9 M$ allouée à un concessionnaire Porsche à Vanier.

«J’aime ça à Kanata, mais si je ne peux rien faire ici, j’ai aussi eu propositions pour rester dans la région d’Ottawa, mais aussi pour aller de l’autre côté de la rivière à Gatineau, a-t-il dit. Il y a de beaux terrains avec une bonne vue sur le Parlement et c’est plus proche du centre-ville, mais je suis encore engagé envers Kanata. Je pense m’engager vers un site d’ici trois à cinq ans. Je vais devoir bâtir un nouvel aréna, ça m’en prend un dans sept ans.»

Plus petit?

Il a évoqué la possibilité qu'un futur nouveau domicile soit plus petit que le CCT, avec ses 18 500 places assises. Il aime le modèle du MTS Place de Winnipeg, avec un peu plus de 15 000 sièges plus des loges, offerts à un prix plus élevé. Il a même parlé de 12 000 à 13 000 places.

Pour ce qui est de la reconstruction de son équipe de hockey, il s’est dit satisfait des progrès affichés cette saison par le club dirigé par D.J. Smith et il pense que l’équipe n’a maintenant besoin que d’un défenseur à caractère défensif et d’un centre numéro un établi. Il s’est dit convaincu que mettre l’assistant-capitaine Brady Tkachuk sous contrat «ne sera pas un problème». 

Pour ce qui est du titre de capitaine, il n'a pas affiché de préférence entre Tkachuk ou le défenseur Thomas Chabot, disant seulement que le détenteur du «C» devra s’être engagé à rester à Ottawa «pour le long terme, vous ne pouvez pas avoir un capitaine qui est là sur un contrat de transition (bridge contract, en anglais).