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Nadia Doucouré s'est jointe au personnel d'entraîneurs de l'équipe de football de l'Université Carleton dans les dernières semaines. Elle s'avère adjointe offensive et épaulera notamment le coach des receveurs. 
Nadia Doucouré s'est jointe au personnel d'entraîneurs de l'équipe de football de l'Université Carleton dans les dernières semaines. Elle s'avère adjointe offensive et épaulera notamment le coach des receveurs. 

Touche féminine pour l’équipe de football de l’Université Carleton

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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L’équipe de football des Ravens de Carleton misera sur une première femme dans son personnel d’entraîneurs en vue de la prochaine saison universitaire.

Originaire de la France, Nadia Doucouré sera une adjointe offensive en plus d’épauler l’instructeur des receveurs, Youssi Pierre. Elle a déjà commencé son nouveau travail depuis quelques semaines.

«J’aide notamment Steve avec le cahier de jeux à l’attaque», souligne la femme âgée de 40 ans en parlant de Steve Sumarah, l’entraîneur-chef des Ravens. C’est lui qui a eu l’idée de diversifier son équipe de coaches.

«Il n’était pas juste à la recherche d’une femme comme entraîneur. Il voulait en former une pour qu’elle puisse évoluer et devenir éventuellement entraîneuse principale de l’équipe canadienne junior féminine. En ce moment, c’est un homme qui occupe ce poste.»

Programme de mentorat

C’est une dirigeante de Football Canada qui l’a mise en contact avec Sumarah au début de l’année. Doucouré participait alors à un programme de mentorat pour les femmes dans le domaine du football.

Ça tombait bien pour elle et les Ravens.

Doucouré habite Ottawa depuis 2017. Un emploi au Centre national des arts (CNA) l’avait amené dans la capitale. Depuis une dizaine de mois, elle est maintenant coordonnatrice des examens au collège royal des médecins et des chirurgiens du Canada.

Ça ne l’empêche pas de jouer au flag football dans la région depuis son arrivée. Un sport qu’elle a pratiqué aussi à Saskatoon, sa terre d’accueil initial au Canada en 2014.

«L’arrivée de Nadia au sein de notre personnel s’avère un excellent ajout à notre programme, a soutenu Sumarah dans un communiqué de presse. Elle possède une vaste expérience en tant que coach dans un programme haute performance dans son pays natal en plus d’avoir joué et diriger des équipes en Saskatchewan.»

Doucouré est impliquée dans le monde du football depuis 2002, se retrouvant à la barre d’une équipe locale à La Courneuve, en France. Elle a aussi pratiqué le rugby au fil des ans.

La Fédération française de football américain (FFFA) l’a nommée conseillère technique en 2006.

Pas important

Sa venue chez les Ravens marque un autre pas important pour les femmes dans le sport dans la région. En février, les BlackJacks avaient nommé Fabienne Perrin-Blizzard en tant qu’entraîneuse adjointe.

Une dame que Nadia Doucouré a eu la chance de faire la connaissance dans les derniers mois.

«C’est une porte qui s’ouvre pour les jeunes femmes de la prochaine génération. Elles sont plusieurs à se poser des questions... comment peuvent-elles se professionnaliser... comment peuvent-elles entrer dans ce domaine même si elles n’ont pas beaucoup d’expérience.»

Doucouré y voit aussi un autre beau message pour le monde du sport.

«Steve a effectué un pas énorme en accueillant une femme dans son équipe. Les joueurs vont comprendre que le football est encore plus inclusif que tous les autres sports. Quand on dit qu’il y a une place pour tout le monde dans une équipe de football, c’est encore plus vrai que jamais.»

Puis la pandémie l’aura aidé dans son cheminement dans le coaching.

«Ça m’a permis de participer à plusieurs cliniques et rencontres en ligne. J’en ai tiré avantage.»

L’automne prochain, Doucouré aura la chance de savourer son premier match Panda sur les lignes de côté à la Place TD. Ça marquera le troisième anniversaire de sa première partie de football universitaire à laquelle elle avait assisté à Ottawa en 2018.

«C’est par hasard... Je m’adonnais à marcher près du stade et je me demandais ce qui se passait. C’était le match entre Carleton et l’Université d’Ottawa. J’ai décidé d’aller voir.»