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Guy Girouard (à droite) a quitté Rockland en 2016 pour aller travailler avec Jim Hulton chez les Islanders de Charlottetown. Le duo travaille ensemble depuis cinq ans.
Guy Girouard (à droite) a quitté Rockland en 2016 pour aller travailler avec Jim Hulton chez les Islanders de Charlottetown. Le duo travaille ensemble depuis cinq ans.

Un défi plus relevé pour les Islanders

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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Quand Guy Girouard a quitté Rockland pour aller rejoindre son ancien coloc de l’université York Jim Hulton comme entraîneur-adjoint à Charlottetown en 2016, il est tombé sous le charme de l’Île-du-Prince-Édouard.

Cinq ans plus tard, c’est devenu le domicile permanent du Franco-Ontarien de 53 ans. «J’aime le golf. J’aime la nature. Le style de vie sur l’île ressemble à ce que j’avais à Kapuskasing, là où j’ai grandi», raconte cet ancien défenseur des Steelhawks de Hamilton dans la Ligue junior de l’Ontario.

Même si l’île a été la province canadienne la plus épargnée par la COVID-19 cette année, Guy Girouard a dû se contenter d’apprécier deux choses dans son coin de paradis: le Centre civique de Charlottetown et sa résidence.

«Depuis le 29 janvier, ce sont les deux seuls endroits où nous pouvons aller. Notre équipe est considérée en isolation de travail. On se faisait tester trois fois aux 14 jours. Nos joueurs n’avaient pas le droit de fréquenter leurs amis, leurs blondes. L’autobus de l’équipe ne pouvait même pas s’arrêter au service à l’auto chez Tim Horton’s. On s’est créé une oasis à l’aréna. Les joueurs y font leurs classes et s’y amusent. Nous avions toujours hâte à nos voyages à Halifax et Sydney. Ça nous faisait au moins une sortie, mais là, nous sommes vraiment contents d’être rendus au Québec», a laissé entendre celui qui a travaillé comme entraîneur à l’Académie canadienne et internationale de hockey de Rockland entre 2011 et 2016.

Après avoir obtenu un laissez-passer au premier tour des séries des Maritimes, les champions du calendrier régulier se sont rendus à Shawinigan, là où ils ont balayé le Titan d’Acadie-Bathurst. Les Islanders sont maintenant installés dans la Vielle-Capitale où ils vont affronter une équipe du Québec pour la première fois de la saison.

«Les joueurs sont excités. Nous avons affronté Halifax et Cap-Breton à multiples reprises cette saison. Ce sont deux équipes en reconstruction. Il y a des soirs où c’était difficile de les motiver. Nous n’avions même plus à faire de la vidéo tellement nous connaissions nos adversaires par cœur.»

Les Islanders de Charlottetown ont dominé la section des Maritimes avec une fiche de 35-5-0 en saison régulière avant de balayer le Titan d’Acadie-Bathurst en trois matches dans leur seule ronde éliminatoire jusqu’à maintenant.

À force de se faire les dents contre deux clubs plus jeunes, les Islanders se sont façonné une fiche de 35-5-0 en saison régulière. Les défis ont manqué à la troupe de Jim Hulton.

«Pour les joueurs, c’était difficile de garder la motivation quand tu affrontes les deux mêmes clubs. Une fois, nous tirions de l’arrière 0-4 contre Halifax. Notre défi était de remonter le pointage. Nous avons ouvert la machine. Nous avons comblé l’écart.»

Le défi prendra de l’ampleur à Québec contre les Tigres de Victoriaville.

«Nous créer un trou pour remonter le pointage, c’est un luxe que nous n’allons pas pouvoir nous payer dans les séries ici. Nous avons hâte de voir comment nous allons nous comporter contre une équipe du Québec. Côté habiletés, je pense que les Tigres nous ressemblent. Nous avons vu leur dernier match contre l’Armada. Ils ont été dominants même si Blainville-Boisbriand semblait connaître un mauvais match.»

En débarquant à Shawinigan, les Islanders ont pu humer l’odeur des séries en affrontant un nouvel adversaire. Parce qu’ils avaient eu un laissez-passer au premier tour des séries dans les Maritimes, ils ont été deux semaines à attendre de goûter à l’action.

«Nous avons pris notre rythme dans le troisième match. Là, nous venons d’être arrêtés pendant une autre semaine. Au moins, nous sommes à Québec où ça sent encore plus les séries. La motivation ne manque pas à nos gars.»

La meilleure édition des Islanders?

En cinq saisons aux côtés de Jim Hulton, Guy Girouard a déjà dirigé de bonnes équipes. L’édition 2016-17 avec Daniel Sprong, Filip Chlapik, Kameron Kielly, Alex Dostie, Nicolas Meloche et Guillaume Brisebois était particulièrement solide, mais elle s’était inclinée en demi-finale contre l’Armada. Cette année, c’est différent. Pandémie oblige, l’équipe a été limitée à 40 matches, dont 34 contre Halifax et Cap-Breton. Connaît-on vraiment sa force de frappe?

«Jim (Hulton) est capable de soutirer le meilleur de ses joueurs. Il est dur, mais juste. À cause de la situation particulière cette saison, nous n’avons jamais eu un club aussi uni et je pense que c’est l’équipe la plus complète que nous avons eue de A à Z. Nous avons hâte à notre prochain défi.»