Le Droit Franco
Je m’abonne
Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Le sort olympique de l’athlète d’Ottawa se jouera dans les prochains jours contre la République tchèque et le Brésil
Le sort olympique de l’athlète d’Ottawa se jouera dans les prochains jours contre la République tchèque et le Brésil

Vanessa Gilles a deux matches pour assurer sa place à Tokyo

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Son sort olympique se jouera dans les prochains jours contre la République tchèque et le Brésil. N’allez surtout pas vous imaginer que Vanessa Gilles est nerveuse!

L’athlète d’Ottawa participait jeudi matin à une visioconférence organisée par Canada Soccer afin de mousser les deux prochaines parties de l’équipe nationale féminine, vendredi et lundi, à Carthagène, en Espagne. Ce seront les deux dernières joutes avant les Jeux.

Les deux dernières sorties avant que l’entraîneuse Bev Priestman finalise sa formation en vue du voyage à Tokyo.

«Rêve»

«C’est le rêve de tout athlète de représenter son pays aux Jeux olympiques... Moi, je n’ai toutefois jamais rêvé de me retrouver au sein d’Équipe Canada dans un match contre la République tchèque, encore moins de me retrouver aux Jeux», a avoué Gilles.

C’est que le soccer s’est pointé sur le tard dans sa vie. Plus précisément à l’âge de 16 ans.

«Je pratiquais auparavant le tennis avec une mini-jupe, a-t-elle relaté en riant. Ce n’était pas pour moi mentalement. Ce n’était pas un sport assez physique pour moi. Il n’y avait pas de contacts.»

Gilles a effectué ses premiers pas sur un terrain de foot à l’école secondaire Louis-Riel, se joignant aux Rebelles «en tant que gardienne de but». «Ce n’était pas une position faite pour moi», a-t-elle ajouté, sourire en coin.

On connaît la suite.

En France

La jeune femme maintenant âgée de 25 ans a rapidement gravi les échelons en tant que défenseure. Depuis trois ans, on la retrouve dans les rangs pros en France chez les Girondins de Bordeaux.

L’équipe nationale du Canada, classée en ce moment huitième au monde, lui a fait signe huit fois depuis janvier 2019. Jusqu’ici, elle compte quatre départs internationaux dans le dossard rouge.

«C’est une expérience positive. Récemment, j’ai pu trouver du temps de jeu. Ça aide à la confiance», a avoué Vanessa Gilles, qui a entamé les deux plus récentes parties du Canada contre l’Angleterre et le pays de Galles en avril.

Ses performances pourraient forcer la main de Priestman, qui est confrontée à certains choix déchirants à six semaines du début des Jeux.

Le Canada entamera le tournoi olympique contre le pays hôte, le Japon.

«Un match à la fois»

Est-ce que Vanessa Gilles y sera?

«Avec la sélection qui sera faite après ce camp-ci, il y a bien sûr une certaine pression sur l’équipe pour qu’elle soit prête en vue des Jeux. Mais personnellement, j’aborde ça un match à la fois. Je fais le vide dans ma tête et je me concentre à offrir une bonne performance afin d’aider l’équipe.»

Ces parties seront aussi une occasion pour l’entraîneuse Priestman de tenter des expériences. Ses joueuses le savent.

«Nous avons eu peu de temps ensemble. Ces matches seront cruciaux pour voir ce qui marche et ne marche pas», a expliqué Gilles.

«La liste [alignement olympique] n’est pas encore officielle. L’entraîneur va vouloir trouver les partenariats qui fonctionnent.»